19/06/2014

"Celui qui attend l'ambulance, il ferait mieux d'appeler un corbillard"

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"Lors des embouteillages du matin ou de fin de journée, la situation est devenue insupportable, les voitures font vingt mètres en vingt minutes", regrette le célèbre artiste ixellois Philippe Geluck, dans un entretien publié jeudi par le journal Le Soir au sujet de la circulation modifiée qui perturbe le quotidien des habitants de son quartier, celui de la Petite Suisse. Le dessinateur a accepté de mettre son nom ainsi que son Chat au service du collectif SOS Petite Suisse.


SOS Petite Suisse"Ce n'est pas ma rue qui est la plus martyrisée, mais la rue Banning qui, avec la chaussée de Boondael, ramasse tout le trafic" (à cause du plan de réaménagement entré en vigueur en avril, lire ci-dessous), constate Philippe Geluck, cité jeudi par Le Soir. "Un comptage a lieu maintenant, en pleine période d'examens, et se poursuivra pendant les vacances. Mais c'est en hiver qu'il faudrait compter", estime l'artiste, qui redoute un manque d'objectivité. "Nous ne sommes pas des fous de la voiture et nous ne nous opposons certainement pas à la STIB. Le problème est que tout a été fait sans concertation, comme si on voulait passer en force", nuance-t-il par ailleurs.

"Je n'ose pas imaginer qu'il se passe quelque chose de grave quand tout est bloqué. Le temps de dégager tout ça, il y a des gens qui peuvent griller comme des saucisses. Quant à celui qui attend l'ambulance, il ferait sans doute mieux d'appeler un corbillard", plaisante l'humoriste. "Plus sérieusement, il s'agit d'un point à régler d'urgence car le jour où il y aura un incident, ce sera dramatique", anticipe-t-il.

 

Lire aussi: La grande neutralisation de la Petite Suisse

et Six mois de test au boulevard Général Jacques

 

Commentaires

Il faut faire attention, vu le caractère dictatorial et manipulatoire de la toute-puissante STIB, à ce qu'on n'inclue pas dans les conclusions les comptages efectués durant les vacances, qui seront certainement très favorables.
Mais il faut que la lutte ne se limite pas à un quartier, et qu'elle s'étende à tous les abus de pouvoir que se permet la STIB.
J'envisage de lancer une pétition "Non aux abus de pouvoir de la STIB" ! Me suivriez-vous ?

Écrit par : Grunchard | 04/07/2014

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